Musculation
Un rendez-vous où l’on prend le temps de respirer… avant d’envoyer du lourd.
Dans Au coeur du vestiaire, on part à la rencontre de personnalités, sportives et sportifs dont le parcours n’a rien de linéaire. Pas les clichés habituels, non : ici, ce sont des trajectoires cabossées, inspirantes, parfois complètement improbables… mais toujours authentiques.
Chaque interview, c’est une plongée dans l’envers du décor : les échecs qui piquent, les virages inattendus, les choix de vie qui bousculent, les doutes, les retours en grâce… et cette petite flamme qui ne s’éteint jamais.
On écoute, on apprend, on sourit, on se motive. Sans en faire des tonnes, juste avec cette Au coeur du vestiaire
qui porte loin ceux qui ne lâchent rien.
Depuis quelques années, les salles se remplissent, les box de crossfit poussent comme des champignons et l’haltérophilie sort enfin de son image ultra-confidentielle. Aujourd’hui, ces disciplines attirent tous les profils : jeunes, moins jeunes, sportifs confirmés, débutants, femmes, hommes… bref, monsieur et madame Tout-le-Monde.
Pourquoi cet engouement ? Plusieurs raisons très concrètes.
On ne va pas se mentir :
ces disciplines donnent des résultats rapides et mesurables.
On devient plus fort, plus mobile, plus endurant. Et ça se ressent vite dans le quotidien comme dans le sport.
Soulever plus lourd, sauter plus haut, courir plus vite… ça parle à tout le monde.
Fini le sport “juste pour transpirer”.
Les pratiquants veulent être capables de faire quelque chose avec leur corps.
La musculation construit la force
L’haltérophilie développe puissance, coordination et explosivité
Le crossfit mélange tout ça avec de l’intensité et du collectif
Résultat : on se sent utile, solide, performant.
Surtout en crossfit et en haltérophilie, l’aspect communauté joue énormément.
On s’encourage, on progresse ensemble, on partage la difficulté.
C’est dur… mais c’est dur à plusieurs. Et ça change tout.
Les mentalités ont évolué :
Plus de pédagogie
Plus d’encadrement
Moins de clichés
Non, l’haltérophilie n’est pas réservée aux monstres de foire.
Non, le crossfit ne casse pas le dos quand c’est bien encadré.
Oui, la musculation peut être intelligente et adaptée à chacun.
Cet intérêt croissant n’est pas une mode passagère.
Il traduit un vrai besoin : être fort, en bonne santé et capable physiquement, le plus longtemps possible.
Et dans un monde où l’on bouge de moins en moins au quotidien… ces disciplines apportent une réponse claire et efficace.
De plus en plus de monde s’oriente vers la musculation, l’haltérophilie et le crossfit parce que :
c’est efficace
c’est motivant
c’est mesurable
et ça crée du lien
Bref, ce n’est pas juste du sport.
C’est une manière de reprendre le contrôle de son corps… barre en main
25 janv. 2026 12:54
Matthieu et Andréa, que nous avons eu le plaisir de recevoir dans Au cœur du vestiaire, lors d’un échange riche et sincère sur leur parcours, leur engagement et leur vision du rugby. Une discussion sans détour, nourrie par l’expérience du terrain, où les valeurs humaines, l’exigence collective et la passion du jeu ont occupé une place centrale. Un moment de partage authentique, fidèle à l’esprit du vestiaire.
joueuse du StadeToulousain Féminin. Avant d’évoluer au plus haut niveau, Manon a suivi un beau parcours formateur. Elle a débuté au Stade Maursois, son club d’origine, avant de poursuivre sa progression au Stade Aurillacois, puis à l’ASMRomagnat, où elle a franchi un cap important. Son sérieux, son engagement et sa passion pour le rugby l’ont ensuite menée jusqu’au Stade Toulousain, l’un des clubs phares du rugby féminin français.
Un parcours exemplaire, fait de travail, de patience et d’ambition, qui montre qu’on peut partir d’un petit club et atteindre l’élite grâce à la détermination et à l’amour du jeu...
Q : Manon, peux-tu nous décrire une journée type dans ton quotidien entre études et rugby ?
Manon : Eh bien, mes journées sont assez rythmées ! Mes études occupent la majeure partie de mon temps, de 8h30 à 17h la plupart du temps, et ensuite je pars directement à l’entraînement. Le fait que mon statut me permette d’alterner études et rugby est vraiment un atout.
Q : Et côté entraînements, comment ça se passe ?
Manon : Chaque semaine, c’est un peu différent. Le mardi, je commence les cours à 8h30 jusqu’à midi, puis entraînement jusqu’à 17h. Ce jour-là, c’est plutôt cool, surtout que les soirées tranquilles sont rares ! Le mercredi, je n’ai pas de rugby, donc je suis à fond sur les études de 8h30 à 16h.
Q : Et le jeudi ?
Manon : Le jeudi, on a entraînement de 9h à 12h, puis un repas très convivial avec les garçons et les filles de l’équipe, ça fait vraiment du bien. L’après-midi, je retourne aux études de 14h à 18h.
Q : Vendredi et week-end ?
Manon : Vendredi, je suis aux cours de 8h30 à 16h, puis entraînement pour le capitaine run. Samedi, j’ai un jour off pour récupérer, et dimanche, c’est match !
Q : Comment arrives-tu à concilier tout ça ?
Manon : Il faut être organisée et motivée, mais je trouve ça super enrichissant. Entre les études, le rugby, la musculation, les vidéos et même les jeux intégrés aux entraînements, je ne m’ennuie jamais !
Q : Manon, comment se passe pour toi la gestion des blessures dans le rugby ?
Manon : Franchement, c’est très compliqué pour moi. J’ai déjà été opérée des deux épaules et d’un genou, donc ça a beaucoup impacté mon parcours.
Q : Peux-tu nous raconter un peu ces moments difficiles ?
Manon : Oui… Une de mes épaules a lâché juste avant la sélection pour les France cadettes à Aurillac, donc je n’ai pas pu participer, ce qui a été dur à digérer. L’autre épaule, j’ai décidé de me faire opérer avant l’été, ce qui m’a fait manquer le début de la saison avec Clermont-Ferrand.
Q : Et comment as-tu rebondi après ces opérations ?
Manon : Eh bien, rejoindre un nouveau club et me fixer de nouveaux objectifs m’a vraiment boostée. Après ça, j’ai pu enchaîner les matchs et retrouver le plaisir de jouer.
Q : Ton genou a aussi été un problème…
Manon : Oui, au début de l’année, j’alternais entre jouer et ne pas jouer. Contre Toulouse, sur un appui, le genou a lâché… encore un coup dur, mais ça fait partie du jeu.
Q : Comment restes-tu en contact avec le rugby malgré tout ça ?
Manon : Pour ne pas décrocher, je fais un service civique avec le Stade Maursois. J’alterne entre les séances avec les kinés et la découverte du poste d’entraîneur. Je rencontre des gens formidables et, du coup, j’entraîne encore sur mes temps libres. Ça me permet de rester dans le rugby et de continuer à progresser, même quand je ne joue pas.
Q : Manon, comment arrives-tu à te ressourcer dans ton quotidien bien rempli ?
Manon : Pour moi, la famille est vraiment très importante, c’est mon équilibre. Passer du temps avec eux me permet de me recentrer.
Q : Et à part la famille ?
Manon : J’aime aussi visiter des expositions, découvrir des monuments… ça me change les idées et ça m’inspire.
Q : Tu as d’autres petites astuces pour te détendre ?
Manon : Oui, parfois, je fais juste… rien ! Je mets un peu de musique et je profite de ce moment pour me poser. Ça peut paraître simple, mais ça fait un bien fou !

D’abord footballeur, j’ai finalement rejoint la grande famille du rugby au Stade Maursois.
Dès ma première saison, nous jouions la montée en Fédérale 2 face à Saint-Médard-en-Jalles, une équipe emmenée par Christophe Lamaison, Christophe Saraute et bien d’autres grands noms. Une défaite difficile à digérer… une plaie encore un peu ouverte aujourd’hui.
Par la suite, nous avons disputé deux finales du Limousin, dont une remportée.
J’ai ensuite fait une saison à Bagnac, conclue en beauté avec un titre de champion du Limousin.
Huit ans après mes débuts, je signe au Sporting Club Decazeville, où je vais passer trois saisons en Fédérale 2. J’y croiserai de grands joueurs comme Michel Konieck ou Fabien Domingo, et nous atteindrons les phases finales, dont un match d’anthologie face à Anglet.
Je termine ma carrière de joueur là où tout a commencé : au Stade Maursois, pour ma dernière saison...
Mon parcours d’entraîneur
Une fois les crampons raccrochés, je reste fidèle au club.
Je débute par une saison de préparation physique, puis j’enchaîne :
4 ans avec les Seniors,
3 ans avec les Juniors (champions du Lot !),
1 an avec les Cadettes,
une expérience en sélection du Lot,
encore 1 an avec les Seniors,
puis 1 an de plus avec les Juniors.
Aujourd’hui, je continue l’aventure au Stade Maursois, mais cette fois derrière l’écran : je m’occupe de l’analyse vidéo pour les Seniors.

Pascal Bataille et Lorène Vivier s’engagent aux côtés des malades atteints de SLA (maladie de Charcot). Lorène, elle-même touchée, témoigne pour sensibiliser et mobiliser, tandis que Pascal agit comme ambassadeur pour ARSLA, soutenant la recherche et les actions en faveur des malades. Ensemble, ils participent à des événements et collectes de fonds pour faire connaître la maladie et aider concrètement ceux qui en souffrent.